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Bienvenue avec Jouons Sur les Mots.


"Jouons sur les mots"
Extraits de l'atelier mars 2009


Atelier jouons sur les mots du 4 mars 2009.
Extraits des textes des participants à l'atelier



Insérer les mots Racine, Feuille, Branche, Tronc.

-" Alors vieille branche comment vas-tu ? "
-" Oh tu sais je prends racine en ce moment.
La feuille du percepteur m'a laissé tout nu comme un tronc pelé. "

Racine cet homme érudit et qui aimait particulièrement la nature,
une feuille à la main, tronc en avant écrivait sous une feuillue.

Dans toutes sortes de branches de poésies nous trouvons nos Racines
Qui effeuillent les pages aux pieds du tronc de l'église.

Le torse bombé comme un tronc de barrique, les bras trop longs comme deux branches mortes, les oreilles en feuille de choux, les cheveux dressés de la pointe aux racines…
Et pourtant il était heureux ainsi.

C'était un homme tronc qui cherchait ses racines.
Sur une feuille il inscrivait les ancêtres qui formaient les branches de sa généalogie.
Dois-je préciser son nom ? Il s'appelait Paul Tronc ….mais n'avait peur de rien.



Décrire le ressenti du saule pleureur au bord de la rivière.

La rivière roule doucement un petit filet d'eau
Dommage que comme le dit mon nom : Saule pleureur,
Je ne puisse par mes larmes augmenter son cours.

Les pieds dans l'eau, chevelure au vent, que j'aime noyer mes larmes en ce doux rivage.

Mes branches légères et retombantes se reflètent dans l'eau.
Je me trouve vraiment beau, élégant et admiré par tous les poissons.

Je suis le saule pleureur planté là, près de la rivière.
Je ne sais si dieu l'a voulu, mais c'est ainsi je suis sur cette rive
pour pleurer toutes les misères du monde afin que les rivières, ruisseaux
et petits rus ne se tarissent à jamais.

Mais pourquoi m'appelle-t-on pleureur ? Mais pourquoi m'appelle-t-on saule pleureur ?
Mes branches dansent au moindre vent et je chante au léger soleil !

C'était une saule pleureur qui regrettait de n'être pas allée chez le coiffeur.
En se mirant dans la rivière, elle apercevait sa crinière en bataille.
Ca lui faisait beaucoup de peine et elle pleurait de plus belle de se trouver si laide.

Je suis triste et je pleure beaucoup, mais je suis beau et les gens m'aiment.



Décrire le ressenti du cerisier au temps des cerises

Ah ! Que j'aime voir les enfants et les amoureux et même les gens sérieux sourire aux cerises.
Echelles, petits paniers, gros gourmands…..et le merle chante.

Il y a peu ma chevelure était toute mousseuse et rose.
Et puis le temps passant les petits fruits rouges ont attirés par centaine les merles moqueurs.
Et qui fut lésé ? Ce sont les enfants à qui il ne restait que des Morceaux de chair ça et là.

Quelle belle saison, je suis très fière d'exhiber autant de beaux fruits !
Leur couleur carmen sur mon feuillage vert attire les gourmands et les dames qui en font de beaux pendentifs.

Je suis magnifique, prolifique et esthétique !
Ma floraison est poétique, avec des relents asiatiques. Puis, je passe du plaisir des yeux à celui des papilles,
excitant à la fois la gourmandise des oiseaux et des hommes.
Je suis fier d'être beau et resplendissant et appétissant ! Je fais le bonheur des petits et des grands.

Le cerisier au temps des cerises.
Eh bien voilà après être apparues magnifiques en fleur, maintenant je suis prête à êtres croquées.
Et croyez moi c'e n'est pas le monde qui manque, entre les oiseaux et les êtres humains beaucoup m'adorent et me dégustent avec plaisir.


Décrire le ressenti d'un arbre en automne.


Toute l'année je suis vert et vigoureux mais quand l'automne monotone arrive.
Alors je prends des couleurs rouges feu, orangées, et devient comme une flamme grimpant dans le ciel gris.

L'automne, quelle belle et triste saison, ma robe passe du vert au pourpre puis au jaune,
pour tomber en morceaux jusqu'à me dénuder, mais elle fait aussi un beau tapis à mes pieds sous lesquels viendront peut être se cacher de beaux champignons.

J'ai été robuste et fort toute l'année et dans un dernier élan de force, je déploie toutes mes couleurs avant d'aller me reposer.

Enfin, un peu de fraîcheur ! Mes belles feuilles vont devenir dorées et donner leur lumière.

On m'admire pour ma parure, toutes ces feuilles multicolores ravissent, parait-il les yeux des hommes.
Mais pour moi c'est le temps de la philosophie. Philosopher c'est apprendre à mourir, n'est-ce pas ?
Mais au printemps je renaîtrai, je le sais, voici ma sagesse d'arbre.

Je sens que la vie s'éloigne de moi, mais avant de passer de vie à trépas, je vous offre ce fabuleux feu d'artifice de couleurs.
Je veux crier la joie et la vie avant qu'elle ne se retire.
Chantez, dansez, rayonnez à travers moi, et après, vivez pour moi.



Sujet libre sur l'arbre

Il est des arbres qui se prêtent aux confidences, nous pouvons y découvrir les dates des amours enfantins, d'autres servent d'abris lors d'une ondée passagère.
Je crois que le plus majestueux est le sapin qui illumine tant de foyers aux moments des fêtes de Noël.
Pour les enfants je crois que c'est lui qui a la palme d'or.

Oui, j'aimerais marcher, courir, gambader, être un arbre nomade qui se ballade sur la planète,
mes racines dans le sac à dos ! Oui, j'aimerais voyager.
Il me reste le rêve, le plaisir des oiseaux qui viennent dans mes branches.

Allez voir le film " Séraphine ", on y voit des arbres et surtout on les sent vivre ;
on sent la vie passer à travers leur tronc, de la terre vers le ciel.
On les voit se mouvoir dans le vent et tendre leurs branches avec des murmures de feuilles vers le soleil qui doucement fait bouillir leur sève, comme un feu intérieur.
Toi, l'arbre, tu m'émerveilles, tu me donnes envie de grimper jusqu'à toi pour rester avec toi.
Tu es le refuge des oiseaux et aussi le mien. Tu les fais chanter et me fais chanter.

Le vent est mon ami. C'est lui qui me caresse, me fait bouger, me fait danser.
Parfois, c'est une vraie farandole : il arrive d'en haut, me tourne autour, se glisse entre mes branches et se met à tourbillonner à une vitesse folle !...
Il n'y a que lui pour me faire cet effet-là ! Sacré bon vent !...

Je suis le Cyprès qui garde les morts. Que de famille désorientées et tristes sont passées près de moi pour rendre un dernier hommage aux disparus.
Moi je ressemble à un homme en prière qui joint les mains et j'espère ainsi redonner un peu d'espérance aux hommes.

Trois amis ont un jour décidé de cultiver les écorces afin de récolter le safran, mais un jour l'un d'eux les a quittés laissant deux beaux enfants.
On décida de planter un arbre près de la cabane un beau jungkobiloba pour qu'il reste présent à jamais sur cette belle terre de la Calouge.


Décrire le ressenti d'un arbre dans la tempête.


D'abord c'est l'étonnement, la crainte, puis la résistance, résistance passive, bien sûr.
Souffle, souffle, vent de folie. Dans la tourmente j'offre mes branches et mes feuilles à cette violence sans nom surgie de nulle part qui sévit de toutes parts.
Je me penche, me tords, me redresse et plie encore et aussi me balance, je respire un peu avant d'être repris par les rafales impitoyables.
Tenir, tenir, minute après minute, tenir simplement, sans penser, sans crier.
Et peut-être prier. Et puis enfin voir le jour se lever, dans un dernier souffle et dans la paix retrouvée, écouter un premier oiseau chanter.

Tout s'est assombri d'un coup. Les lourds nuages noirs sont là et c'est comme si le Dieu des Enfers venaient de libérer ses vents des entrailles de la Terre.
Lui, est planté depuis tellement de décennies que même l'angoisse n'est plus de mise.
Il renforce et enfonce juste un peu plus ses racines dans la terre profonde.
Il reste droit, la tête haute, tout en oscillant sur l'énergie du vent.
Le petit Hêtre qui est près de lui, tremble déjà de toutes ses feuilles.
Ses branches s'agitent, la terre à ses pieds frissonne, sa sève reste nouée…
-" Ne te crispe pas, petit " dit l'ancêtre. " Plus tu iras contre la tempête, plus elle aura plaisir à te déraciner. Ne lutte jamais contre, mais bats toi pour.
Bats toi pour la vie, suis le mouvement, la cadence, respire et laisse-faire en confiance. "
Ce soir-là, l'ancêtre était plus grand, plus haut que les autres jours, comme s'il voulait protéger le petit Hêtre.

Il siffle si fort, ce vent, mes branches se brisent.
Il hurle dans la nuit, cet ouragan, mon tronc est ébranlé il commence à divaguer.
Il siffle encore à travers la prairie, mes racines s'agrippent à la terre.
Heureusement elles sont profondes, et l'ouragan s'en va au loin.

Je sens le vent qui souffle dans mes branches déjà bien dégarnies en ce début d'automne.
J'aperçois de gros nuages noirs, non !...ce n'est pas un gros nuage c'est l'œil du cyclone.
Je me sens mal, mais très très mal, mes branches plient, se cassent en plusieurs fragments.
Et maintenant ce vent, il m'horripile, il souffle de plus en plus fort, avec des bruits de partout, ça siffle, ça craque et j'ai la peur au ventre,
mon tronc plie dangereusement, je prie pour que mes racines restent solidaires et bien ancrées au plus profond dans mon sol sablonneux.
Mais je plie, je sent une racine puis deux et trois elles cèdent, et me voilà parti en travers d'une nationale. Des sirènes hurlent, une tronçonneuse se prépare à me découper, et voilà comment je vais finir !... dans l'âtre d'une cheminée !.... Enfin même mort et débité en bûches je servirais encore à réchauffer les cœurs de quelques personnes


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