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Destination Timimoun !

Timimoun au cœur du Sahara algérien à 1200 km  d’Alger.

Qu’allez donc faire cette association, « Tabadoul » dans ce lieu perdu au milieu du désert ?

Le 18 Février à la MJC Malartic, Bernard Roullet et Jeannette  Capdepuy avant de faire partir les dia positives sur l’écran, nous en disent plus. « Tabadoul » en arabe signifie Bienvenue. C’est une association de Blanquefort qui a pour but de faire des échanges culturels avec les habitants de cette ville.

En 2008, 10 personnes se sont rendues là- bas avec divers objets à remettre aux clubs de sport, dont des lunettes. Ces lunettes ont été confisquées à la douane d’Alger et n’ont jamais été remises aux destinataires. En 2009 ils ont pu rejoindre Timimoun avec dans leurs bagages : des ballons de handball qui sont arrivés à bon port. Il est vrai que des lunettes sont plus tentantes  que des ballons. Bernard et  Jeannette nous présentent leur diaporama.

 Les rues aveugles et poussiéreuses de la ville défilent. Aveugles parce que le vent chargé de sable pénètre par toute les ouvertures et les fenêtres dans les maisons qui sont du coté cour-jardin.

Ils nous font découvrir aussi les « fogharas » typiques de Timimoun. Ce sont des regards sur les canaux d’irrigation souterraine. Ces canaux sont enterrés pour empêcher l’évaporation de cette eau si précieuse dans cette région. L’inconvénient c’est qu’il faut entretenir ces conduites souterraines. Il faut des bras et c’est dangereux. Et puis il y a les habitants ! Mais on est en Algérie et la séparation hommes-femmes n’est pas une légende.

L’invitation à un mariage le démontre. Les hommes avec les hommes et les femmes ailleurs. Et puis ils nous montrent les raids dans le désert, l’oasis, les « fogharas » et les habitants. Le voyage se termine par la distribution des ballons de handball et une .séance de chant local, coutumier le « Ahill ». Ce chant dans une langue qui mélange l’arabe, le tamazrit, langue locale ; qui conte des histoires païennes, religieuses, érotiques. Ce chant, lente mélopée, donnait du courage aux travailleurs des souterrains qui reliaient les « fogharas ». La mélopée s’arrête d’un seul coup. Et puis le rythme est donné par les claquements de deux cailloux l’un sur l’autre.  Encore une soirée instructive et qui nous sort de la routine.

Bernard Perillat

 


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