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LES FABLES
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Le serpent et le dromadaire

Dans un désert aride, un jour un serpent
S'éprit de voyages et de beaux paysages
Il se souvint que dans sa famille
Certains grimpaient dans les feuillages.
Vint vers lui un dromadaire.
La belle bête, bien campée sur ses pattes arrière
Avançait sans arrière-pensée.
Le serpent, les yeux fixés, osa lui parler :
" Que fais-tu, nomade, sur mon territoire ?
Ne sais-tu pas que d'un coup et d'un seul
Je peux te terrasser et te faire choir ? "
Candide et surpris le jeune dromadaire
Ne comprit un tel accueil !
" Je ne fais que passer, tu le sais,
Pourquoi alors vouloir me tuer ? "

La question était juste en effet.
Mais le rampant était bête de pouvoir.
Allait-il céder à la tentation ?
Mais plus forte que sa pulsion
Fut son envie de savoir :
" Peux-tu me conter les pays lointains ?
Peux-tu me dire d'où tu viens ?
Si tu arrives, par la pensée, à me faire voyager
Ta vie alors sera sauvée
".
Chose facile et agréable pour un dromadaire
Qui a parcouru autant de terres !
Il conta, conta avec tant de cœur
Que la nuit s'écoula sans voir les heures
Et quand le soleil se leva
Alors, le serpent… le remercia.

L'huître et le requin

Dame huître lovée sur un rocher
Tenait en son ventre une perle.
Un requin fatigué de nager
Arrive en sifflant comme un merle.
" Eh bonjour ! Dame huître, vous avez un trésor
Caché en vos entrailles, mais qui peut rapporter !
Prêtez-le moi, vous en ferez de l'or,
N'attendez que morte vous soyez.
"
Le requin insistait,
L'huître se méfiait.
Mais il dit tant de fois la même ritournelle
Qu'à la fin elle se lasse, et c'est elle
Qui prête son trésor au requin.
Il partit avec son butin,
Acheta des actions en bourse.
Il perdit tout… en fin de course…
Revint un jour sans un kopeck.
Le mollusque dit d'un ton sec :
" Où sont donc mes économies ? "
" Apprenez ma toute jolie
Que dans le monde libéral
Un requin peut être fatal !
"

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